Photo Pierre Crépö


C.V. Lori Hazine Poisson


ARTISTE MULTIDISCIPLINAIRE


Adolescente, elle mêle dans des cahiers le dessin et l’écriture. Pendant les années 70 et 80, ce sont les collages, sur des supports diversifiés, qui mobilisent son inspiration. Mais c’est en 1988, alors qu’elle réside à la Cité internationale des arts à Paris, que Lori HP empreinte le chemin qu’elle poursuit aujourd’hui : D’abord le dessin, puis la sculpture : le bois, la mousse de polystyrène, le papier mâché.

Elle signe la conception de décors pour des pièces de théâtre. Celui de Prévert…Action, que l’on a pu voir à Montréal au Théâtre du Milieu, (1985) celui remarqué de, Le rire amer du Bélouga présenté, entre autres, au Festival Off d’Avignon et aux Guichets Montparnasse à Paris (1992).

Elle réalise des environnements visuels et des accessoires pour différents spectacles, Les Médiévales de Québec, dont elle assure la direction artistique (1993) sa pièce Alpha et l’Oméga, présentée en lecture publique au Théâtre du Rideau Vert et aux Laboratoires de l’AQAD au Musée du Fier Monde (1999) Charlotte du Mexique de Fernando del Paso, présenté en France (2006) au Théâtre La Chapelle dans le cadre du Fringe (2007) au Mexique… Le Chemin de Charlotte présenté à la Galerie Espacio Mexico (2009) Ils ont bu trop de fantômes de Luc François Granier (2009) Le Fou du Bouton de et avec Richard Letendre (2010) Qui est ce Ionesco? De Richard Letendre (2011) au Théâtre Laboratoire Effet V inc.

Elle suit une formation en technique des Alebrijes avec une artiste Indienne du Mexique (2009)

Production d'une collection : Tamago, les œufs de Lori HP, en bois et papier mâché, présentée en permanence à la boutique Rubans, Boutons. (2010/2011)

Entame la production d’une collection : Tamago 2 les femmes oiseaux (2012)


Expositions

collectives :


La Biennale et les Gants, Le Lieu Centre en art actuel, Québec (1997) collage

Images de Femmes, Bibliothèque du Mile-end et Au papier japonais, Montréal (2002) miniatures, sculptures en papier mâché (mention dans l’Étoile du Plateau -mars-)

Un Salon d’automne, Bibliothèque du Mile-end (2002) miniatures, sculptures en papier mâché (mention dans le Point d’Outremont et du Mile-End -novembre-)

Féminitude, Bibliothèque du Plateau Mont-Royal (2004) miniatures, sculptures en papier mâché et dessins

Dans le cadre de l’exposition de Marie Cornellier : Depuis que je respire du vert… Bibliothèque du Mile-end (2009) masques et papier

Salon d’Art le Souk, Centre Gabrielle Roy (2011)


Solo :


Fil d’Arianne, Bibliothèque St-Charles de Limoilou, Québec (!997) Dessins

Ses œuvres sont exposées en permanence à la boutique Rubans Boutons…. à Montréal


Ce qu’on en dit


Qui est ce Ionesco?

Mini décor, mini pour minuscule et minimaliste tout en noir et blanc, très beau, très efficace aussi

Virginie Lambert Pellerin - CIBL- émission 4à6- le 14 septembre 2011


Le minuscule plateau est peuplé d ‘objets typiquement ionesciens, mais réduits à des images en carton suspendues devant des rideaux noirs avec des fils de fer décoratifs, on peut ainsi accumuler des chaises ou des tasses, ou représenter subito presto une salle du trône.

Michel Vaïs, Revue JEU, 140 septembre 2011


Le rire amer du Béluga

La scénographie de Lori HP, conçue en morceaux de vie, atteint la perfection,. Décor, lumières, bande son, costumes, pas une seule fausse note.

Frédéric Aim, Direction des communications, Mairie de Paris, novembre 1992


Chambre d’hôpital, murs blancs et lignes aux perspectives prodigieusement accusées. Effet de fuite qui donne sur une fenêtre lumineuse mais opaque.

René Vieu, Vie Ouvrière numéro 2506, septembre 1992


Prévert…Action

Le décor est très simple mais très efficace

Geneviève Smith, LE JOURNAL DE MONTRÉAL, mai 1986








DÉMARCHE LORI HP

Je suis une artiste autodidacte en arts visuels, mais de formation professionnelle en art dramatique et en arts martiaux, j’ai pu faire des liens entre ces arts distincts. Au delà des différences et des langages spécifiques, les arts se recoupent, se recouvrent, s’interpellent et se répondent. Cette perception m’a offert des référents qui guident ma pratique en arts visuels.

Mon travail répond à une nécessité interne. Qu’il y ait un élément déclencheur extérieur, un rêve qui me renseigne sur ma propre histoire ou un contenu émotionnel qui émerge par l’étude de mon inconscient, je crée parce que j’éprouve le besoin d’exprimer quelque chose. Un art brut conscient qui puise aux émotions levées par le rappel du passé. La position n’est pas intellectuelle mais perceptuelle, ce qui lui confère un effet curatif.


L’expérience de la miniature, langage de l’économie et de la densité


La miniature entraîne la mobilisation de l’énergie en un point focal minimum, un micro trou noir qui ouvre sur un champ infini. Elle invite l’observateur à aller vers l’œuvre pour en être saisi. Regards croisés, de l’intérieur vers l’extérieur, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Les raisons du choix sont à la fois ordinaires : le manque de ressources

Pratiques : l’encombrement et l’espace

Morales : alléger l’empreinte environnementale

Pourtant, elles ne sont jamais perçues comme des limites à transcender mais comme des balises qui canalisent le flux créateur et l’entraînent dans le courant authentique et singulier du plaisir.



La quête, papier mâché (7 cms)
Photo Réal Capuano

Au commencement il y eut le désastre de l’enfant
À ne pas naître.
Ensuite il y eut l’absence de mots pour dire
Et l’absence d’oreilles pour entendre
Mes cris rauques de bête.
Alors il y eut le crayon et la main.
Ils ont griffé le papier jusqu’au sang
Jusqu’au cri, jusqu’aux os.
Ils ont caressé, gratté, effacé,
Fouillé dans ses chairs vives
Ce palimpseste éphémère
De la mémoire du Monde.
Et puis de l’espace créé à même le vide
Apparut, l’enfant fantôme des temps obscurs.
Rebelle, têtue et volontaire.
Dans ses abîmes, elle parle aux oiseaux.
Ses silences sont des pierres
Où mes larmes se brisent,
Ses éclats de rire de clairs ruisseaux
Qui cabriolent vers la mer.
Elle me prête ses yeux et je vois
La lumineuse unité des mondes
Je lui prête mes mains et elle sème
Des chimères aux fibres du papier